Fraus omnia corrumpit… sauf l’action en contrefaçon ?
Par Juliette Dionisi, Avocate au barreau de Paris et de Milan, Cabinet Casalonga La fraude corrompt tout. Mais permet-elle au tiers poursuivi en contrefaçon de contester le droit d’agir du titulaire d’un brevet qui aurait lui-même obtenu son titre frauduleusement ? Dans son arrêt du 24 juin 2026 (Cass. com., 24 juin 2026, n° 24-14.680), publié au Bulletin, la chambre commerciale de la Cour de cassation répond clairement par la négative, rejetant le pourvoi formé contre l’arrêt rendu par la cour d’appel de Paris le 9 février 2024 (n° 22/03911). Elle affirme que la circonstance selon laquelle le demandeur savait...